There are no lossless transformations of natural-language text
Toute réécriture change quelque chose, et l’étape d’écriture vaut souvent plus que son résultat...
There are no lossless transformations of natural-language text — every rewrite and rephrase changes the meaning of your writing, and if this is done by an entity that doesn’t have the most detailed mental representation of what you personally were trying to communicate, information will be lost. Readers will appreciate hearing your thoughts, even at the expense of supposed “polish”.
Sophie Alpert, dans sa politique d’usage de l’IA à l’écrit chez Clay
The full article sophiebits.comJ’ai déjà eu l’expérience à plusieurs reprises : je passe un draft à Claude Code avec un système prompt que je trouve plutôt intéressant, l’output est plutôt bon, mais de temps en temps je ressens qu’il y a de l’implicite qui disparaît. Certaines de mes particularités disparaissent.
Cette citation met des mots sur ce constat : tout changement fait sur un message, un post LinkedIn, un article, change en réalité quelque chose.
C’est là où il faut qu’on accepte, qu’on définisse chacun quel degré de changement on veut faire, à quel point on veut garder notre implicite. Il y a une réflexion à avoir sur ce qu’on veut transmettre.
C’est là aussi où le brain va être important. Il va permettre à chacun d’avoir une part de son identité, de sa façon de parler, de sa façon de penser, représentée dans ce cerveau-là. Les changements faits par les IA sur les textes qu’on écrit vont donc de plus en plus nous ressembler.
Dans tous les cas, il faut toujours prendre le temps dans l’étape d’écriture. Si on partage un texte, un message, un article, un post LinkedIn, c’est parce qu’on veut partager notre façon de réfléchir. Ce n’est pas forcément le résultat qui importe, c’est le processus.
Plus haut dans le même texte :
Writing is thinking. Spending time on the writing process — on deciding what to emphasize and how to structure your ideas clearly — teaches you more about your topic. If you circumvent this process, you will probably walk away with a poorer understanding of the subject matter.
Je le remarque quand je prends le temps d’écrire individuellement sur un sujet complexe sur lequel je travaille : ça me permet de connecter tous les nœuds. En sortie de mes étapes d’écriture, j’ai une meilleure compréhension du sujet. Et cette compréhension renforcée par l’écriture fait que l’output de ce qu’on présente aux autres, de ce qu’on leur transmet, est meilleur.
Et surtout, ce n’est pas vraiment l’output qui compte. Sur des questions techniques, ce sont plutôt les étapes de réflexion. C’est toute la logique qu’on a derrière les ADR : voir comment on a processé l’information, comment on a processé le besoin, avant d’arriver à une solution X et pas une solution Y. Ce sont vraiment ces étapes de réflexion qui sont importantes. D’un, pour nous, pour continuer à entraîner notre cerveau, entraîner nos neurones. De deux, pour montrer à l’autre les différentes alternatives, et montrer qu’on a pris le temps de vraiment travailler le sujet avant de lui transmettre de l’information.